Cher Etienne (Klein),

Vous entendre parler de science est toujours une invitation à penser. Alors merci.

C’était un matin sur France Culture (évidemment) et vous tentiez une distinction (peut-être un peu caricaturale mais passons) entre la science - vue comme un corpus de connaissances plutôt bien établi du style « la-terre-n’est-pas-plate », et la recherche - vue comme un grand champ de controverses et de débats où les certitudes sont encore provisoires et le doute omniprésent.  

A vous entendre, je me suis mis à la place de ce petit homme, un chercheur creusant une terra incognita, l’immense volume occupé par tout ce que nous ignorons. Ces petits tas de terre qui encerclent l’entrée de son puits ? des petits amas de connaissance, des fragments de recherche devenus faits scientifiques par le fruit de son travail, mais aussi de petites estrades sur lesquels se jucheront décideurs, enseignants et esprits éclairés pour expliquer le monde en donnant le sentiment de l’avoir un peu dominé et apprivoisé. Sa pelle et sa pioche un peu sous-dimensionnées ? nos moyens d’observation et de calcul, nos théories et nos modèles que l’on sait toujours limités, mais qui sont là, faute de mieux, et nous permettent de nous cogner au réel.

Mais la corde qui s’est rompue et le rend désormais prisonnier de son dur labeur ? de quoi est-elle l’allégorie ?

Il était 8h une réunion Zoom m’attendait. Je la rejoignais furtivement, mon esprit était ailleurs, il m'était difiicile de rejoindre la surface des choses ordinaires.